• . • .• . • .• . • .• . • .• . • .• .• . Bienvenue sur mon blog • . • .• . • .• . • .• . • .• . • .• .• .

 • . • .• . • .• . • .• . • .• . • .• .• .   Bienvenue sur mon blog  • . • .• . • .• . • .• . • .• . • .• .• .
J'ai crée ce blog pour parler de choses personnelles, de choses douloureuses dont j'ai besoin de tourner la page, ces derniers temps je suis tombée sur des journaux intimes et des restes écrits de l'époque de ma vie où j'étais au plus mal, où j'ai voulu le pire et traversé des choses qui me font mal aujourd'hui encore rien que d'y penser..

Je sais que je ne peux décrire ce que j'ai vécu car j'ai souffert avec une telle intensité que je ne peux exprimer cette blessure profonde avec des mots, à l'évocation même des situations que j'ai traversées je ne peux transmettre ce qui m'a ravagé car ce fut une douloureuse et déchirante aventure intérieure, une détérioriation progressive de tout espoir que moi seule peut vraiment comprendre. Alors même si ce que je confie reflète quelque chose, j'ai bien conscience que je ne peux totalement me décharger de ce que j'ai traversé, car il n'y a qu'en le vivant qu'on comprend..

Toute l'histoire commence il y à près, un peu plus ou un peu moins de quatre ans, ce dont je vais parler n'est pas évident, ces souvenirs que je garde enfouis dans mon inconscient, comme pour me protéger inconsciemment m'emprisonnent intérieurement et j'ai eu la prise de conscience que je ne pouvais pas avancer en restant rongée par ces souffrances du passé, ces souffrances intérieures qui m'on grignoté jusqu'à la moelle. J'ai réalisé que pour avancer il fallait que j'accepte ce qui s'est passé en face, ce ne sera certainement pas facile, je risque de me retrouver en larmes, en doute, déstabilisée par ce que je vais écrire, dire, confier, exprimer sur la durée de ce blog, et je n'ai pas besoin de vos jugements, ne perdez pas votre temps avec des commentaires de jugement...

Mon histoire, qu'elle est elle ? c'est tout simplement l'histoire douloureuse d'une jeune fille qui va s'éloigner à une vitesse vertigineuse de la vie qu'elle connaissais, de l'enfance et de ses beaux idéaux, qui va traverser des choses douloureuses, qui va sombrer dans une grave dépression, dans la scarification, les pensées de suicide, l'envie de mourir, qui va se couper de tout lien avec le monde, qui va tout affronter seule, complètement seule, dans le silence et la souffrance...

L'histoire d'une fille effondrée, avec ses espoirs déçus, ses rêves brisés, sa vie qu'elle mettra de côté et remettra en question, jusqu'à être obsédée par la mort, un vague espoir fou, une légèreté, une féminité l'instant d'un été chaque année, étouffée par le froid de l'hiver et les affres de la dépression..
Ce que je vais raconter n'est pas évident, mais ainsi j'espère tourner la page de ces années de ma vie pour pouvoir enfin passer à autre chose. Dernièrement j'ai eu l'occasion de m'en sortir, de démarrer une nouvelle vie, différente de celle que j'ai connue jusque à présent, ou j'aurais pu enfin me ressaisir, me remettre à vivre, tout simplement, mais je me suis aperçue que malgré tout les changement, malgré le temps qui passais rien n'effaçais ce que j'ai pu vivre, on dis que le temps guéris les blessures, mais c'est faux, dans le meilleur des cas on ne peux que les oublier ou les mettre de côté, mais moi elles continuent à me maintenir à terre, j'ai été totalement détruite par ce passé et je ne parviens pas à me reconstruire.. car ces choses restent dans un coin de mon inconscient et je n'ai pas pu en tourner la page..

Je vais présenter ce blog sous la forme d'une histoire avec des cours extraits de journaux intimes remontant à l'époque, ce sera à mon avis difficile de revenir sur ces choses qui continuent à me faire mal intérieurement, mais ça me permettra de me libérer, d'extérioriser ces années de souffrance, de douleurs, de misère psychologique et sociale, je vous demande de ne pas juger...

J'ai eu l'idée de créer ce blog il y à maintenant quelques semaines, je l'ai laissé de côté car j'ai conscience que ce récit sera difficile à écrire, car je refuse de voir certaines réalités, c'est encore trop dur pour moi.. Parfois je me décourage, j'ai peur que ce sois trop personnel ou bien trop douloureux, de trop me livrer, comme par crainte, ou de trop me dévoiler comme par peur de souffrir de certaines choses que j'ai refoulées et qui continuent malgré tout à me faire mal..

Les choses pourraient aller actuellement beaucoup mieux, je pensais que cette année serais différente jusqu'à ce que je réalise que je me heurte à un mur, que je ne suis pas prête à aller de l'avant car ma blessure reste trop forte, et que ça m'a rendue incapable de vivre de nouveau, c'est la raison de ce blog, je veux passer à autre chose..

Pour résumer les grands événements et donner une idée de ce qu'il y à sur ce blog à l'époque ou j'étais le plus mal:
A l'âge de 10.5 ans, je me sens déja très mûre sur mon âge, j'enchaine les désillusions sur la vie et le monde, je sombre dans la dépression, je m'enfonce dans un état de souffrance intense avec l'hiver qui m'engouffre totalement, la mort m'obsède peu à peu, j'ai des envies d'en finir, de suicide, je commence à m'auto-mutiler, je fais une sorte de crise d'adolescence avant l'heure, je pars dans un délire morbide, je m'exclue du reste du monde et je survis, deséspérée...
c'est la période la plus douloureuse de ma vie, la blessure qui reste à vif en moi et m'empêche de me reconstruire, c'est pour quoi j'ai besoin de me confier, d'extérioriser ses souffrances du passé qui font à jamais partie de moi, ça aurais pu me rendre plus forte, mais ça m'a détruite, et c'est dans l'espoir de tourner la page que je fais ce blog...

# Bonne visite #



Article o1 # Une enfance particulière # Article o2 # La fin d'une enfance # Article o4# La naissance d'une adolescence tragique # Article o4.o1 # Avant la désillusion # Article o4.02 # Avant la désillusion (suite) # Article o4.o3 # La rentrée dans la crise d'adolescence # Article o4.o4 # La dépression # Extraits de journaux intimes # Article o5 # Au bord du gouffre # Article o6 # Fin de l'année 2005 # Article o7 # L'année de cinquième # Extraits de journaux intimes # Article o8 # Fin de l'année 2006 # Article o9 # L'été de la féminité et de l'espoir # Article 10 # Mon année de troisième # Article 11 # Le lycée # Le surnaturel # Le surnaturel (suite) # Pensée pour cette période sombre qui m'a détruite # Un tournant?#Vers une reconstruction??

# Posté le samedi 22 novembre 2008 12:03

Modifié le lundi 22 juin 2009 04:56

Article o1 # Une enfance particulière

Article o1 # Une enfance particulière
Tout commence un certain 7 février, je viens à la vie, je suis une toute petite fille qui regarde tout ce qu'il y à autour d'elle d'un air fasciné, il parais que je regardais tout ce qui m'entourais.. Et j'ai comme particularité d'être née avec les yeux bleus(!!), ils le sont restés quelques semaines pour devenir ensuite marrons et le rester...J'ai alors grandi comme la plupart des enfants, dans de bonnes conditions, j'ai toujours eu de quoi manger, ou dormir, des jouets, tout ce qui est nécessaire, je n'ai jamais manqué de rien.. Je me souviens cependant de quelques moments ou j'ai pu me sentir pas suffisamment aimée, ou je me suis sentie ridicule, je ne sais pas d'où viens cette impression mais je m'en souviens vaguement.. J'étais sans doute une petite fille comme les autres, innocente et spontanée, j'ai sauté la classe de CP et je me suis retrouvée avec des enfants plus âgés, ce qui me correspondais sans doute tout à fait..Ensuite je me souviens également d'une grosse part d'ombre dans cette enfance, celle d'un traumatisme, d'une peur quasiment permanente, refoulée ou non selon les moments de ma vie.. ce traumatisme viens de certaines capacités étranges que j'ai eues dans mon enfance, il semblerais qu'à l'époque j'ai eu une sorte de don de médiumnité, car même si il semble avoir totalement disparu aujourd'hui, je me souviens vaguement de ce qui fera toujours partie de moi..

Vers le bas âge de deux ou trois ans, au c½ur de ma petite enfance, j'ai une grand-mère qui est déjà plutôt malade, je ne me souviens pas vraiment de ce qu'elle avais, il me semble qu'elle étais vraiment très affaiblie, quasiment mourante.. Une nuit, elle m'est alors apparue, elle étais bel et bien là ce n'étais pas un rêve.. Elle flottais au dessus de mon lit et paraissais si calme, si sereine, à aucun moment je n'ai été effrayé, j'étais bien trop jeune pour comprendre ce qu'il se passais, c'étais comme si elle venais nous faire un dernier adieu avant de s'en aller.. Le lendemain je l'ai dits à ma mère, elle m'en a parfois reparlé en disant que j'avais dis l'avoir vu, et pas l'avoir rêvé, ce qui change tout, elle m'a sans doute cru.. quelques jours plus tard, on apprenais la mort de ma grand-mère..

A cette époque je ne m'étais pas alarmée, je considérais sans doute que c'étais normal, qu'elle venais simplement nous voir, je me souviens mal de cette époque mais je ne réalisais pas encore à mon souvenir.
Je me souviens également que je disais souvent voir des fantômes partout, dommage que je n'en ai pas le souvenir car si c'est vrai ça aurait fait beaucoup...

Vers l'âge de six ans environ, une nuit, alors que je ne trouvais pas le sommeil, j'étais seule dans ma chambre, je m'agitais, je bougeais, quand j'aperçois sur le mur une lueur rouge.. Le temps que je réalise ce qui se passais cette lueur avais pris forme.. celle du Diable en personne !! du moins c'est ce pour quoi je le prenais, on m'a élevé dans l'idée qu'il y avais un bon dieu qui nous surveillais et le Diable qui garde l'enfer dans lequel j'irais si je n'étais pas sage (aujourd'hui je n'ai aucune religion et j'en suis fière, de l'eau à coulé sous les ponts depuis, et j'ai pour principe de ne croire qu'en ce que je vois, qu'en les preuves), tout ça pour expliquer ce que je pensais avoir vu, ce Diable si il l'étais étais donc une créature rouge, pas si impressionnante de sa morphologie mais dans son regard il y avais cette malice, cette tentation incroyable, il me parlais, il m'a même demandé de le suivre, j'étais sans doute effrayée mais pour ne pas qu'il s'en prenne à moi je devais essayer de l'apprivoiser en gardant mon sang froid et en instaurant une sorte de jeu, je lui ai alors répondu que non, car j'étais trop sage, mes mots exacts étaient « non, je suis trop mignonne » (mignonne dans la bouche d'un enfant équivaut à sage je précise) .. il s'est alors évaporé, il a disparu, je ne me souviens pas de ce qui s'est passé exactement car ça reste vague et que c'est la chose la plus traumatisante et symboliquement impressionnante à m'être apparue, si bien que je cherche sans doute à me protéger inconsciemment, comme pour tout ce qui me fais mal dans mon passé, j'ai cette réaction d'oubli de réalité qui me sers de protection depuis longtemps à vrai dire..

C'est à partir de cette vision du Diable que j'ai commencé à me sentir différente des autres, j'avais l'impression d'avoir vu ce que personne ne dois voir, je me sentais anormale, et surtout cette angoisse de le revoir me tétanisais, ça m'a sans doute hanté toute mon enfance.. C'est peut être même à cette époque que j'ai commencé à m'isoler ou à me créer une image de fillette timide, dans tous les cas j'étais terrorisé par ce que j'avais vu..Je faisais des cauchemards effroyables ou une chose démoniaque me poursuivais irrémédiablement, mais aussi ou des énergies négatives prenaient formes..

Par la suite, dans l'obscurité se jouais une toute autre vie, je ressentais d'étranges feelings, des présences, qui s'incarnaient sous forme d'images et de personnages qui cherchaient à m'atteindre, je n'avais qu'une envie, c'étais me cacher, mais même les yeux fermés ça continuais.. Aussi quelque chose dont je me souviens c'est cette nuit ou des serpents se sont mis à m'apparaitre de nulle part, ils semblaient jaillir du néant, il se jetaient sur moi, me traversaient, j'étais alors tétanisée, ils avaient le même regard de malice que le Diable, je n'ai pas pu m'empêcher de crier, mes parents sont venus et m'on dis que c'étais sûrement un cauchemar, je me suis alors aperçue que j'étais la seule à les voir..

Depuis ces événements rien de particulier ne m'est de nouveau arrivé, plus aucune apparition, simplement des rêves prémonitoires, des impressions de déjà vus, des prédictions qui s'avèrent juste ou proches de la réalité mais plus rien d'aussi impressionnant..

# Posté le samedi 22 novembre 2008 12:09

Modifié le samedi 13 décembre 2008 09:53

Article 02 # la fin d'une enfance..

Article 02 # la fin d’une enfance..
Je ne saurais déterminer exactement quand mon enfance a fini, ou plutôt quand la fin de cette enfance avais commencé, mais je me souviens quand même de signes et d'impression, de comportements de l'époque.. Vers l'âge de 8 ou 9 ans, j'en avais sans doute marre de l'enfance, je voulais passer à l'étape supérieure, je me suis si souvent sentie plus mûre que mon âge depuis cette époque que c'est sans doute là que débute tout.. Je jouais alors les lolitas, les adolescentes, j'essayais de me maquiller pour jouer, sans savoir le faire, j'allais partout avec un petit sac noir, c'étais l'époque ou j'adorais certaines stars, ou j'ai commencé à rêver à cet univers qui me paraissais incroyable de l'adolescence, je ne rêvais plus et ne jouais plus qu'aux clichés de l'adolescence jusqu'à dans mes jeux enfantins, comme des sortes de petits rôles, j'incarnais en quelque sorte successivement les sorties en boite, la cigarette, le téléphone portable, les histoires de c½ur, les sorties..etc et ces jeux m'amusaient, j'avais même entrainé une voisine plus jeune avec moi dans ce délire étrange, j'avais besoin de ça pour me distinguer des enfants sans doute, je ressentais le besoin de sortir de cette époque..Bien sûr ce n'était pas bien sérieux, juste des jeux mais avec le recul ils traduisent quand même d'une lassitude face à l'enfance.. Je crois que je ne réalisais pas à quel point l'enfance est précieuse et éphémère, mais de toute façon psychologiquement je voulais autre chose, aussi étonnant que ça puisse paraitre..

Vers l'âge de 9 ou 10 ans je suis sortie de cette période pour m'amener vers des réflexions plus existentielles, c'étais l'époque ou je remettais beaucoup de choses en question, j'avais fais une sorte de pause pour réfléchir, pour devenir autre chose, passer à une autre étape de ma vie, je me posais alors toutes sortes de questions, psychologiquement c'étais le début de grandes métamorphoses.. Et physiquement certains signes on commencé à apparaitre, certains signes qui ne me dérangeaient pas, d'autres qui m'effrayaient un peu, que je pensais être caractéristiques des femmes adultes uniquement, j'étais un peu gênée de ce corps qui commençais à changer..

En fin de primaire plus particulièrement, de plus psychologiquement j'avais besoin de faire des choses, de trouver des occupations, je me souviens alors avoir eu une période ou je voulais plus que tout faire du théâtre, faire l'actrice, sans doute pour exister, pour montrer que je suis là, je me souviens qu'à la fin de l'année scolaire, il y avais une sorte de petite représentation dans une salle de spectacle en guise de fanfare, et un des rôles principaux se jouais entre une autre fille et moi, ça me tenais vraiment à c½ur, et je me souviens qu'à la fin de l'année on a pas pu nous départager, il a fallu qu'on s'arrange entre nous pour choisir qui jouerais le rôle, je lui ai alors écris une sorte de petite lettre d'argumentation, avec des expressions assez recherchées et des mots qui n'étaient pas tout à faits de notre âge, c'est alors que je ne sais plus par quel moyen cette fameuse lettre se retrouvais sur le bureau de l'institutrice, c'étais alors une belle honte, un beau moment de solitude, elle l'a lu heureusement pas à voix haute, et j'ai eu peur qu'elle me le reproche, donc ensuite pour qu'on se décide il y à eu l'idée de tirer au sort, étant forte d'intérêt dans cette histoire et étant déjà plutôt poisseuse à l'époque, je refusais que ça se joue sur un tirage au sort, je me suis sans doute emportée, ça devais être une des rares fois ou j'ai osé me défendre..

Puis l'année finissais, ainsi que cette passion éphémère, ma nouvelle grande préoccupation étais l'Entrée au collège que j'idéalisais totalement !! Je m'imaginais que la vraie vie allais commencer enfin, pour moi le collège c'étais un âge d'or, le début de cette tant attendue adolescence, je ne rêvais plus que de ça, je m'attendais sans doute à entendre parler dés la sixième de crise d'adolescence, de sorties, de fêtes, de bêtises comme la cigarette ou l'alcool, les premiers flirts et toute une série de cliché que je me faisais, j'étais vraiment heureuse, c'est ce à quoi mes aspirations correspondaient, c'est de cette vie là que je voulais..Qu'est ce que j'étais bête et naïve malheureusement..

C'étais alors les vacances qui commençaient, j'allais en montagne passer deux semaines, tout en étant préoccupée et euphorique à l'idée de la rentrée au collège qui se profilais à l'horizon, je me sentais changer énormément, c'étais alors l'été de grands changements psychologiques, je me préparais à une nouvelle vie.. Un fameux 14 juillet, j'ai alors eu mes premières règles, j'avais 10 ans et demi et ce jour là on avais faits une randonnée en téléphérique qui m'avais vraiment épuisée, et le soir il y à eu une sorte d'animation avec feux d'artifices en ville, je m'en souviens encore vaguement, pour moi c'étais sans doute le signe que j'étais prête à cette nouvelle vie..

J'étais passée à un commencement d'adolescence, j'ai commencé à avoir des préoccupations d'un autre âge, je changeais de façon de penser, j'évoluais sans cesse physiquement, j'ai commencé à acheter des magasines pour jeunes filles, du type Girls ou Lolie, je me reconnaissais dans tout ça, cet univers étais le mien, j'avais besoin de ça, je me sentais plus mûre..

# Posté le samedi 22 novembre 2008 12:13

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 08:32

Article o4 # La naissance d'une adolescence tragique..

Article o4 # La naissance d’une adolescence tragique..
J'entrais alors en sixième, j'avais complètement changé, évolué, je me sentais bien plus mûre, c'est d'ailleurs ce qui a ouvert la blessure, depuis cette époque je me suis toujours sentie en énorme décalage avec mon âge, c'est même à cette époque que j'ai atteint la maturité que j'ai aujourd'hui, des années après..je n'ai jamais réellement eu certains âges, car intérieurement j'étais loin de ça, totalement différente, bien plus mûre psychologiquement..

Je ne le savais pas encore mais je me préparais à le plus douloureuse période de ma vie, celle qui m'a totalement détruite, j'ai même voulu en mourir.. Nous sommes au mois de septembre, je viens de faire mon entrée dans un collège, c'est alors tous mes beaux idéaux qui tombent petit à petit (larmes).. C'est difficile d'en parler, aujourd'hui encore car je n'ai jamais autant souffert qu'à cette époque, je ne m'en souviens que très vaguement comme pour me protéger.. Cette image que je m'étais faite de la sixième étais vraiment loin, loin de ce que j'imaginais, j'aurais pu m'intégrer, ce qui étais bien parti au début de l'année, mais très vite la déception étais telle que je me sentais vraiment dans un énorme décalage d'avec les autres, je me sentais entourée de gamins, j'étais mal, j'en avais marre d'être prise pour une gamine, plus l'hiver froid et glacial s'avançais plus je m'enfonçais dans un désespoir qui me grignotais jusqu'à la moelle, j'avais tellement besoin de passer à autre chose, j'encaissais désillusions sur désillusions, je voyais la vie des jeunes plus âgés, ça me semblais être un âge d'or, je rêvais d'être à leur place, je leur enviais cette vie à côté de laquelle je passais, c'étais plus que je ne pouvais le supporter, ça m'a fais tellement mal, de plus c'est l'époque ou tous mes beaux idéaux d'enfance tombaient les uns après les autres, je me retrouvais totalement seule et incomprise..

De plus, c'étais une époque ou je rêvais énormément d'amour, je me souviens avoir écris toutes sortes de choses que j'espérais vivre et connaitre dans mon journal intime, un espoir déçu là encore..

Au fur et à mesure du temps qui passais, ce froid qui me rongeais de l'extérieur comme de l'intérieur, cette immense solitude que j'ai du affronter, la déception que j'ai du encaisser, je m'enfonçais dans un état de désillusion et de dégoût tels que je suis petit à petit tombée dans la dépression..

La fameuse dépression qui m'a totalement détruite, je n'avais plus goût à rien, tout devenais pesant, je n'avais plus de force, plus de courage.. La moindre petite chose me demandais un effort incroyable, je n'arrivais plus à me lever le matin, j'étais totalement désespérée, effondrée, j'en pouvais plus de ce mal intense, de cette blessure ouverte, je me sentais vraiment mal, je refusais la réalité, quand je craquais je fondais en larmes, j'avais des vertiges, je ne voulais pas de cette vie là, je me souviens encore de ce coin de la rue ou j'attendais dans le froid, toute la souffrance et la haine que j'ai pu ressasser à cet endroit, ce n'est que symbolique mais quand je repasse devant c'est difficile de ne pas en être émue, je ne sais même plus comment parler de ce qui m'est arrivé, ça reste une zone d'ombre immense, j'ai l'impression de chercher à me cacher certaines choses, pour me protéger..

Je suis alors partie dans une sorte de délire morbide qui me fais encore mal rien que d'y penser, j'en ai vraiment souffert.. Cette vie dont je rêvais étais si loin de moi, personne ne me comprenais, et je n'avais qu'une hâte c'étais d'avoir 18 ans et de m'en aller, je me suis alors totalement coupée du reste du monde, je me suis enfoncée dans une solitude qui crève le c½ur, je portais des choses sombres, je m'en allais seule en ville faire les magasins et les boutiques, j'achetais des choses qui me confortaient dans une sorte d'esprit de rébellion, des sortes de bracelets, accessoires, boucles d'oreilles, qui traduisaient cet état d'esprit sombre, j'avais besoin de faire ressentir cette souffrance par mon apparence, j'en avais marre de tout ça, je hurlais vraiment intérieurement, la souffrance était telle que je ne maitrisais plus rien, je n'avais alors plus qu'une envie : ne plus souffrir, que tout s'arrête..

J'étais obsédée par la mort, j'avais envie de mourir, d'en finir.. C'est alors que j'ai commencé à m'automutiler dans l'espoir de me donner la mort, je ne savais pas encore que cette pratique existais quand j'ai commencé, mon but ultime étais de mourir petit à petit, je me sentais m'éteindre à petit feux, personne ne voyais rien.. je laissais comme par hasard trainer des lettres ou je disais que je voulais mourir, ou je parlais de ma souffrance, sans doute pour tirer la sonnette d'alarme inconsciemment, mais personne n'a rien vu, encore et toujours..

J'avais besoin d'un échappatoire, je pensais beaucoup à la fugue et au suicide..
C'est en s'enfoncant dans cet hiver à l'intensité douloureuse destructrice que j'ai comme cessé d'exister..
Je ne pouvais plus supporter cette souffrance sans voix, je me sentais rongée jusqu'au plus profond de moi, cette blessure que la vie m'a infligé fera toujours partie de moi..

# Posté le samedi 22 novembre 2008 12:18

Modifié le vendredi 01 mai 2009 08:28

Article o4 # o1. Avant la désillusion...

Article o4 # o1. Avant la désillusion...
Je vais maintenant venir sur certain moments plus précis, je viens de faire des résumés simples de ce que j'ai traversé et ce par quoi je suis passée, mais pour que ce blog sois actif et pour que je réussisse à faire une sorte de travail sur moi même pour mieux extérioriser toutes ces blessures qui ne cicatrisent pas, pour tourner la page, mais aussi confier ce que j'ai pu endurer et ce qui m'a détruite, je me décourage sans cesse en essayant de me remémorer certaines choses, l'ampleur du fait de se remettre face à ces situations me fais peur, m'inconforte, et j'ai vécu tellement longtemps dans le déni et le refoulement que je m'accroche encore à une barrière psychologique, et pour m'en sortir il faudra voir la réalité en face, et j'ai encore du mal avec cette réalité que je vais raconter petit à petit, quand j'en aurais le courage ou tout simplement le temps...

#... Eté 2004. #


... Je viens de quitter l'école primaire, avec mes rêves et mes espoirs sur le futur proche que j'allais vivre, je ne sais plus précisément si ça me préoccupais beaucoup mais je me souviens d'une certaine hâte, j'étais vraiment pressée d'entrer au collège, pour moi c'étais vraiment le début de quelque chose de nouveau, je m'imagineais que tout allais changer du jour au lendemain, j'imagineais rentrer dans un âge d'or, celui de l'adolescence que j'assimilais à des clichés dans lesquels j'avais envie et besoin de me reconnaitre prochainement.

... C'est les vacances à présent, je ne me souviens pas bien de ce qui s'est passé juste après le début des vacances, je suis très vite partie en vacances, j'étais heureuse de partir comme chaque année, je me souviens avoir roulé en voiture pendant des heures, j'étais bien fatiguée en arrivant, je me souviens d'une chose en particulier, j'avais besoin d'eau!! Je suis alors arrivée peu de temps après dans cette maison qu'on avais loué pour deux semaines, c'étais une maison calme, avec cet air frais qu'on ne trouve qu'en montagne, les murs étaient épais, abritaient quelque chose que je ressentais étrangement, ce genre de sensations j'étais la seule à les ressentir je pense, je m'installe donc petit à petit, c'est ensuite une succession de promenades en montagne, de repos, je me souviens que je tenais une sorte de journal dont je n'ai plus de trace aujourd'hui, je crois que j'ai tellement eu peur qu'on le retrouve que je l'ai déchiré, à contre coeur, par la suite, dans ce journal j'écrivais ce que je ressentais, ce que j'attendais du futur et du présent, c'étais un été ou je changeais énormément psychologiquement, je me souviens d'avoir eu une angoisse particulière à certains moments, ce genre d'angoisses qui me prennent par période de vulnérabilité et qui m'empêchent même de respirer calmement et de dormir sans souci, ce genre d'angoisse liée à la mort, à la souffrance, à la bêtise humaine, au meurtre, étrangement cette angoisse s'est incarnée dans cette maison bien précise, je ne me suis posée la question que par la suite mais peut être avais-je capté des choses qui s'étaient passées au sein même de ces murs...

C'étais donc une période de grandes réflexions, une sorte d'entrée psychologique dans l'adolescence progressivement, je me sentais davantage évoluer, mûrir, mes idées et ma manière de voir les choses changeaient, se transformaient tout comme petit à petit mon physique, ce qui est cette fois bien moins marquant.. Pour beaucoup, l'adolescence est une période de grands chamboulements physiques, pour ma part c'étais surtout et davantage psychologique que physique, c'est surtout ce souvenir qui me reste en mémoire..

Les jours passaient, il y avais la nature, l'espoir, la montagne, les rêves, l'attente de quelque chose que je pensais forcément une bonne surprise, un nouveau départ, un recommencement à zéro, il me semble avoir employé presque exactement ces deux expressions, j'avais une chambre, une pièce avec un sol en bois, une fenêtre, dans lequel je me sentais évoluer..

Je me souviens de ce jour, le 14 juillet, vers la fin de la matinée ou bien le début de l'après midi, j'ai eu la surprise de me rendre compte que j'avais mes premières règles, j'étais à la fois heureuse et étonnée, ça symbolisais beaucoup pour moi, j'avais alors 10 ans et demi à peine..

Les vacances se sont déroulées tranquillement, je suis peu à peu entrée dans une nouvelle phase de ma vie, j'ai porté mes premiers soutiens gorges, j'ai commencé à rêver d'un futur proche plein de surprise, c'étais le début de cette période de l'adolescence qui marque de grands changements physiques et psychologiques, je considère que la majeure partie de cette période de ma vie s'est déroulée entre l'âge de 10 et 13 ans, ensuite je me suis sentie à un stade plus finissant, je faisais des rêves, j'avais des envies, quelque chose en moi qui me faisais penser à une finalité..

Les vacances s'achèvent donc et la rentrée approche, je me souviens que la liste des fournitures cette année là m'avais parue vraiment longue, peu à peu je me préparais et j'élaborais de magnifiques projets dans ma tête, je pensais démarrer une vie totalement nouvelle, je m'imagineais que j'allais vivre des choses exceptionnelles, je ne savais alors pas à quel point j'allais être déçue...

Le jour de la rentrée au collège arrive enfin, la veille j'étais sûrement nerveuse et euphorique, comportement que je répétais à chaque nouvelle rentrée de collège, j'imagineais donc que dés le premier jour la vraie vie commencerait..

A suivre....

# Posté le lundi 24 novembre 2008 14:40

Modifié le samedi 29 novembre 2008 08:56